Красный сарафан (Krasny sarafan=Sarafane rouge), composée en 1833 par A. E. Varlamov sur un poème de 1832 par N. G. Tsyganov. Ici c'est la version du fabuleux orchestre de James Last avec le fabuleux Bergedorf Kammerchor, enregistré en '70 et sortie en '72 sur leur album à temps pour leur tourné de la Russie. Le sarafane est une robe russe droite sans manche porté par les filles et femmes des villages du septentrion et centre de la Russie, ainsi que dans les régions de la Volga, des années 1300 jusqu'au début des années 1900. Les classes supérieures ont cessé de le porter à cause des changements vestimentaires apportés par Pierre le Grand au début des années 1700. Il est porté aujourd'hui par les groupes folkloriques et accompagné, en guise de coiffure, d'un kokochnik pour les fêtes, ou d'un simple foulard sur la tête.

2 Guitares. Le poème d'Apollon Grigoriev "Tzyganskaya Vengerka" (gitane hongroise) a été mis en musique. Le poème lui-même a été publié pour la première fois en 1857, dans le périodique "Syn Otechestva" (Fils de la Patrie) à Saint-Pétersbourg. La chanson a été publiée pour la 1ere fois par deux éditeurs différents, S. Y. Yambor à Moscou et Euterpe à Saint-Pétersbourg, mais on sait pas qui qui était le premier. "La femme hongroise", une version gitane d'une danse hongroise inconnue se composait de deux parties, exécutées sur des tempos différents. C'est également le cas pour cette chanson. Aussi, elle fait référence à la guitare à 7 cordes, qui est une guitare russe indigène, aujourd'hui rarement utilisée. L'Ensemble gitan de Moscou joue de telles guitares.

Une nouvelle version des paroles a été réalisée par Vladimir Vysotskiy. Des versions de la chanson ont été faites par le gitan russe Aleosha Dmitriévich, Charles Aznavour, Vladimir Vysotskiy lui-même (qui a rencontré Dmitriévich à Paris), Deanna Durbin, Harry Horlick et son A & P Gypsy Ensemble, à l'heure radiophonique de l'Atlantique et du Pacifique de 1922 à 1937, qui a été publié sous le titre "Two Guitars" par Carl Fisher à New York.

Kalinka (baie d'obrier, Viburnum opulus), composée par Ivan Larionov en 1860. калина (kalina) est un obier. Intercaler un « k » donne une nuance affectueuse (hypocoristique, équivalent au suffixe français -ette). Sur le même principe, малина (malina), framboise, donne malinka, « petite framboise ». Ces sortes de baies étaient des offrandes traditionnelles à une ancienne déesse slave, nommée Liouli (люли), déesse de la terre, le printemps, l’amour, et la fertilité. Liouli est apparenté à любить (lioubit= aimer) et любовь (lioubov = amour).

Les Bateliers de la Volga (Эй, ухнем ! [Ey, ukhnem !, d'après le refrain), compositeur et auteur inconnus, éditée en 1866 par Mily Balakirev dans son "Сборникъ русскихъ народныхъ пѣсенъ" (recueils de chanson folkloriques russes). Elle était chantée par les burlaks (ou transporteurs de péniches) sur la Volga. Le célèbre tableau d'Ilya Repin de 1872, intitulé Transporteurs de péniches sur la Volga, représente de tels burlaks dans la Russie tsariste. La chanson a été popularisée par Feodor Chaliapin. Ici c'est la version de '41 par l'orchestre de Glenn Miller sur l'étiquette RCA Bluebird, avec l'arrangement jazz de Bill Finegan, qui a atteint la 1ère place du palmarès américain.

Полюшко поле (Polyuchko Polye, the 2me mot veut dire champ et le premier est un diminutif-hypocoristique de polye), mieux connue sous le titre Patrouille des Cosaque et connue aussi comme Plaine, ma plaine), 1934, musique par Lev Knipper pour les parties chorales de sa 4ème symphonie Poème aux jeunes soldats, paroles de Viktor Goussev.

Katioucha (Катюша), 1938, musique de Matveï Blanter, paroles de Mikhaïl Issakovski; interprétée pour la première fois par Vera Krassovitskaïa, Gueorgui Vinogradov, et Vsevolod Tioutiounnik, avec l'orchestre dirigé par Viktor Knouchevitski en 1938. Katioucha est un diminutif affectueux du prénom russe Ekaterina (Екатерина).

Подмосковные вечера (Podmoskovnye vetchera, mot à mot: sous Moscou soirées), musique de Vasili Soloviev-Sedoy en '55, paroles de Mikhail Matusovsky en '56; rendue célèbre au Festival international de la jeunesse à Moscou en 1956, chantée par Vladimir Troshin (c'est son enregistrement dans ce vidéo); devenue un succès international lorsque le trompettiste britannique Kenny Ball et ses Jazzmen ont enregistré une version instrumentale intitulée "Midnight in Moscow", qui a atteint la deuxième place des palmarès au Royaume-Uni en 1961 et aux États-Unis en 1962. Enregistrée aussi par l'orchestre de James Last avec le Bergedorf Kammerchor sur leur album russe, sorti en '72 pour correspondre avec leur tourné de la Russie.